Bonus-malus assurance auto : comment ça marche et comment l’améliorer ?

Le bonus-malus fait partie de ces notions que l’on croit comprendre… jusqu’au jour où la cotisation augmente, où un accident est déclaré, ou où un nouvel assureur demande un relevé d’informations. À ce moment-là, le coefficient devient concret. Il peut faire baisser le prix d’une assurance auto, mais il peut aussi l’alourdir pendant plusieurs années.

Son vrai nom est coefficient de réduction-majoration. Derrière cette expression un peu administrative, le principe reste assez simple : un conducteur qui ne provoque pas de sinistre responsable améliore progressivement son coefficient. À l’inverse, un accident responsable peut entraîner une majoration.

Pourtant, le bonus-malus ne suffit pas à expliquer tout le prix d’une assurance auto. Deux conducteurs avec le même coefficient peuvent payer des cotisations très différentes. Le véhicule, l’adresse, les garanties, l’usage déclaré, les franchises et la politique tarifaire de l’assureur jouent aussi un rôle. C’est justement pour cette raison qu’il vaut mieux comprendre le mécanisme en détail, au lieu de regarder uniquement le montant final à payer.

Illustration du bonus-malus en assurance auto avec relevé d’informations, accident responsable et éléments qui influencent le prix du contrat

Qu’est-ce que le bonus-malus en assurance auto ?

Le bonus-malus est un système qui adapte la prime d’assurance auto selon l’historique de sinistres responsables du conducteur. Lorsqu’aucun accident responsable n’est enregistré pendant la période de référence, le coefficient baisse. Lorsque la responsabilité du conducteur est engagée dans un accident, le coefficient augmente.

Le coefficient de départ est généralement fixé à 1. Ce chiffre correspond à une base neutre. Il ne s’agit ni d’un bonus ni d’un malus. Au fil des années, ce coefficient évolue selon la conduite et les sinistres déclarés.

Un coefficient inférieur à 1 correspond à un bonus. Par exemple, avec un coefficient de 0,80, la prime de référence est réduite. À l’inverse, un coefficient supérieur à 1 correspond à un malus. Un conducteur avec un coefficient de 1,25 paie donc une prime de référence majorée.

À retenir : le bonus-malus n’est pas une réduction commerciale accordée au bon vouloir de l’assureur. C’est un mécanisme encadré par le Code des assurances, même si chaque assureur conserve ensuite sa propre façon de construire le tarif global du contrat.

Comment le bonus-malus est-il calculé ?

Le calcul se fait chaque année, au moment de l’échéance principale du contrat. L’assureur regarde les sinistres sur une période de référence, puis applique le coefficient correspondant à la cotisation suivante.

Cette période ne correspond pas toujours exactement à l’année civile. Elle couvre les douze mois consécutifs qui précèdent de deux mois l’échéance annuelle du contrat. Ainsi, pour une échéance au 31 décembre, l’assureur peut prendre en compte les sinistres survenus jusqu’au 31 octobre. Ce décalage lui laisse le temps de traiter les dossiers avant de calculer la nouvelle prime.

Illustration du calcul du bonus-malus en assurance auto avec coefficient de départ, bonus sans sinistre, malus après accident responsable et échéance annuelle

Le coefficient de départ est fixé à 1

Un conducteur qui assure un véhicule à son nom pour la première fois part en général avec un coefficient de 1. Cela ne signifie pas qu’il est considéré comme mauvais conducteur. Cela veut simplement dire qu’il n’a pas encore acquis de bonus sur ce contrat.

À partir de là, le coefficient évolue. Une année sans accident responsable le fait baisser. Un accident responsable le fait monter. Ce fonctionnement progressif explique pourquoi il faut du temps pour atteindre un bon bonus, et pourquoi un seul sinistre responsable peut effacer une partie des années gagnées.

Une année sans sinistre responsable améliore le coefficient

Quand aucune responsabilité n’est retenue contre l’assuré pendant la période de référence, son coefficient baisse de 5 %. Le calcul consiste à multiplier l’ancien coefficient par 0,95.

Un conducteur qui démarre avec un coefficient de 1 passe donc à 0,95 après une année sans accident responsable. S’il continue sans sinistre responsable l’année suivante, le coefficient descend encore, pour atteindre environ 0,90 après arrondi.

La progression paraît lente, mais elle est régulière. C’est ce qui rend le bonus intéressant sur la durée : il récompense une conduite stable, sans accident responsable, année après année.

Un accident responsable majore le coefficient

Lorsqu’un accident responsable est retenu, le coefficient augmente de 25 %. Autrement dit, l’assureur multiplie le coefficient précédent par 1,25.

Un conducteur qui avait un coefficient de 1 passe alors à 1,25. S’il avait déjà un bonus, l’accident ne le place pas toujours en situation de fort malus, mais il réduit nettement l’avantage acquis. Par exemple, un coefficient de 0,80 remonte à 1 après un accident totalement responsable.

C’est souvent à ce moment-là que l’assuré découvre le poids réel d’un sinistre responsable. L’impact ne se limite pas toujours à la franchise ou à la réparation du véhicule. Il peut aussi se prolonger sur les cotisations suivantes.

Une responsabilité partagée a un effet plus limité

Lorsqu’un accident donne lieu à une responsabilité partagée, la majoration est réduite de moitié. Elle n’est donc pas de 25 %, mais de 12,5 %. Le coefficient est alors multiplié par 1,125.

Cette nuance compte beaucoup. Être responsable à 100 % et être responsable à moitié ne produit pas le même effet sur le contrat. Après un accident, il est donc utile de vérifier la part de responsabilité retenue par l’assureur, au lieu de regarder uniquement le montant de l’indemnisation.

Tableau simple pour comprendre le bonus-malus auto

Le tableau suivant résume les situations les plus courantes. Il donne une idée claire du mécanisme, même si le calcul exact peut varier selon l’historique déjà acquis et les arrondis appliqués.

Situation Calcul appliqué Exemple de coefficient Effet sur le contrat
Début d’un contrat Coefficient de départ 1 Base neutre, sans bonus ni malus
Une année sans accident responsable Coefficient x 0,95 1 devient 0,95 Le bonus commence à se construire
Deux années sans accident responsable 0,95 x 0,95 0,95 devient environ 0,90 La réduction progresse
Un accident totalement responsable Coefficient x 1,25 1 devient 1,25 La prime de référence augmente
Un accident avec responsabilité partagée Coefficient x 1,125 1 devient environ 1,12 La majoration est moins forte

Ce tableau permet de comprendre la logique générale. En revanche, il ne faut pas l’utiliser seul pour deviner le prix final de l’assurance. Le coefficient s’applique à une prime de référence, et cette prime dépend elle-même de nombreux critères : modèle du véhicule, lieu de stationnement, usage privé ou professionnel, niveau de garantie, montant des franchises et ancienneté du conducteur.

Quels sinistres font augmenter le malus ?

Un sinistre ne crée pas automatiquement du malus. Ce qui compte, c’est la responsabilité. Un dommage peut être déclaré sans que le conducteur soit considéré comme responsable. Dans ce cas, le coefficient ne doit pas être majoré.

Illustration des sinistres qui augmentent le malus en assurance auto avec accident responsable, responsabilité partagée et cumul de plusieurs sinistres

L’accident totalement responsable

C’est le cas le plus évident. Si l’assureur retient une responsabilité totale, le coefficient augmente de 25 %. Cette majoration s’applique même si l’accident semble mineur, dès lors qu’il entre dans le champ du contrat et qu’il engage la responsabilité du conducteur.

Un accrochage sur un parking, une priorité non respectée, un choc à l’arrière d’un autre véhicule ou une mauvaise manœuvre peuvent donc avoir des conséquences sur le bonus-malus. La gravité matérielle du dommage n’est pas le seul critère. La responsabilité reste déterminante.

La responsabilité partagée

Dans certains accidents, les torts sont répartis entre les conducteurs. Le coefficient augmente alors moins fortement, avec une majoration de 12,5 %. L’impact reste réel, surtout pour un conducteur qui avait déjà un petit bonus ou qui sort d’une période de malus.

Après un sinistre, il est donc important de relire les courriers de l’assureur. Les mots employés ont leur importance : “responsable”, “non responsable” ou “responsabilité partagée” ne veulent pas dire la même chose pour le coefficient.

Plusieurs accidents responsables dans la même période

Si plusieurs sinistres responsables surviennent pendant la même période de référence, les majorations peuvent s’enchaîner. Le coefficient grimpe alors rapidement. C’est ce qui explique certaines hausses brutales de cotisation après une mauvaise année.

Le coefficient reste toutefois plafonné. Il ne peut pas dépasser 3,50. Ce plafond limite la majoration réglementaire, mais il ne garantit pas que tous les assureurs accepteront facilement le risque. Un dossier très malussé peut entraîner des refus, des garanties plus limitées ou des tarifs beaucoup plus élevés.

Quels sinistres ne déclenchent pas forcément de malus ?

Beaucoup d’assurés hésitent à déclarer un sinistre par peur de voir leur coefficient augmenter. Cette peur n’est pas toujours justifiée. Certains événements ne provoquent pas de majoration du bonus-malus, notamment lorsqu’ils ne mettent pas en cause la conduite responsable de l’assuré.

Le bris de glace

Un bris de glace ne déclenche pas de majoration du coefficient lorsqu’il met uniquement en jeu la garantie bris de glace. En revanche, une franchise peut rester à payer selon les conditions du contrat.

Il faut donc distinguer deux choses. Le bonus-malus peut ne pas bouger, mais le sinistre peut quand même avoir un coût immédiat pour l’assuré si une franchise est prévue.

Le vol ou l’incendie

Un vol, une tentative de vol ou un incendie ne provoque pas automatiquement de malus lorsqu’il s’agit d’un événement non responsable. Le dossier peut apparaître dans l’historique du contrat, mais cela ne veut pas dire que le coefficient sera majoré.

Là encore, les circonstances comptent. L’assureur peut demander des justificatifs, vérifier les conditions de garantie ou appliquer une franchise. Mais le raisonnement n’est pas le même que pour un accident responsable.

L’accident non responsable

Lorsqu’un autre conducteur est entièrement responsable, le coefficient de l’assuré ne doit pas augmenter. Il faut toutefois attendre que la responsabilité soit bien établie. Dans certains dossiers, la position peut évoluer après l’étude du constat, des témoignages ou des échanges entre assureurs.

Bon réflexe : après un accident, ne regardez pas seulement le montant remboursé. Vérifiez aussi la responsabilité retenue, car c’est elle qui influence le bonus-malus.

Après un bris de glace, un vol ou un accident, le premier réflexe consiste surtout à déclarer correctement les faits et à conserver les justificatifs. Certains assureurs permettent d’effectuer cette démarche depuis leur espace personnel. C’est le cas, par exemple, des démarches expliquées dans notre guide consacré à l’espace personnel Matmut, où l’assuré peut déclarer un sinistre, transmettre des éléments et suivre son dossier.

Quel est le bonus maximal en assurance auto ?

Le bonus maximal correspond à un coefficient de 0,50. On l’appelle souvent bonus 50. À ce niveau, la prime de référence est réduite de moitié avant l’application des autres éléments du tarif.

Ce bonus ne s’obtient pas en deux ou trois ans. Comme le coefficient baisse de 5 % par an en l’absence de sinistre responsable, il faut une conduite régulière et plusieurs années sans accident responsable pour l’atteindre.

Un bonus 50 reste un avantage important. Cependant, il ne garantit pas automatiquement une assurance très bon marché. Un conducteur très bien bonusé peut encore payer cher s’il assure une voiture puissante, un modèle coûteux à réparer, un véhicule très récent ou un contrat tous risques avec des garanties étendues.

Peut-on perdre son bonus 50 après un accident ?

Oui, un accident responsable peut faire remonter le coefficient. Il existe toutefois une protection particulière pour les conducteurs qui ont conservé un coefficient de 0,50 pendant au moins trois ans. Dans ce cas, le premier sinistre responsable ne provoque pas de majoration du coefficient.

Illustration expliquant si un conducteur peut perdre son bonus 50 après un accident responsable en assurance auto

Cette protection a ses limites. Elle ne transforme pas le bonus 50 en droit permanent à l’accident responsable sans conséquence. Si d’autres sinistres responsables surviennent ensuite, le coefficient peut de nouveau augmenter.

Il faut aussi garder une nuance en tête : un coefficient qui ne bouge pas ne signifie pas forcément une cotisation identique. L’assureur peut modifier la prime de référence, appliquer une hausse générale, intégrer une évolution des garanties ou répercuter certains frais. Le bonus-malus est important, mais il n’explique pas tout.

Combien de temps faut-il pour améliorer son bonus-malus ?

Améliorer son bonus-malus demande surtout du temps. Il n’existe pas de raccourci pour gagner plusieurs années de bonus en quelques mois. Le coefficient évolue à chaque échéance annuelle, selon les sinistres enregistrés pendant la période de référence.

Chaque année sans sinistre responsable permet une baisse de 5 %. Pour un conducteur déjà bonusé, cette baisse améliore progressivement le coefficient jusqu’au plafond de 0,50. Pour un conducteur malussé, elle permet de revenir petit à petit vers une situation plus favorable.

Une règle est particulièrement utile à connaître : après deux années consécutives sans sinistre responsable, le coefficient applicable ne peut pas rester supérieur à 1. Autrement dit, un conducteur malussé peut retrouver une base neutre après deux années sans accident responsable.

Ensuite, le bonus se reconstruit normalement. Il faut donc distinguer deux étapes : sortir du malus, puis accumuler du bonus. La première étape peut être relativement rapide si aucun nouveau sinistre responsable n’intervient. La seconde demande davantage de patience.

Pourquoi la prime peut-elle augmenter alors que le bonus s’améliore ?

C’est une situation qui surprend beaucoup d’assurés. Aucun accident responsable, un coefficient en baisse, et pourtant une cotisation plus élevée à l’échéance suivante. À première vue, cela semble contradictoire.

En réalité, le coefficient bonus-malus n’est qu’un élément du tarif. L’assureur peut modifier la prime de référence pour d’autres raisons : coût des réparations en hausse, évolution des taxes, changement de formule, ajout d’une garantie, modification de l’usage du véhicule, déménagement ou hausse générale appliquée au portefeuille de contrats.

Pour comprendre une augmentation, il faut donc regarder deux éléments séparément : le coefficient et la prime de référence. Si le coefficient baisse mais que la prime de référence augmente plus fortement, la cotisation finale peut tout de même progresser.

Question utile à poser à l’assureur : la hausse vient-elle du coefficient bonus-malus, de la prime de référence, des garanties, des taxes ou d’une modification du risque assuré ? Cette question simple évite beaucoup de malentendus.

Lorsque la hausse ne vient pas clairement du coefficient bonus-malus, il faut demander une explication à l’assureur : prime de référence, garanties, franchise, taxes, changement d’usage ou modification du risque. Avant d’appeler, préparez votre numéro de contrat, votre dernier avis d’échéance et votre question exacte. Notre guide pour joindre son assurance plus rapidement donne justement des réflexes utiles pour éviter les appels mal orientés et obtenir une réponse plus précise.

Jeune conducteur : bonus-malus et surprime, ce n’est pas la même chose

Un jeune conducteur peut commencer avec un coefficient de 1 et payer malgré tout une assurance très élevée. Dans ce cas, il ne s’agit pas forcément d’un malus. Le plus souvent, le prix vient de la surprime jeune conducteur.

La surprime est liée au manque d’expérience d’assurance. Elle peut s’ajouter au coefficient de départ. Dans le cas général, elle peut atteindre 100 % la première année, puis diminuer si le conducteur ne provoque pas de sinistre responsable. Elle est réduite pour les conducteurs qui ont suivi l’apprentissage anticipé de la conduite.

Cette distinction change la lecture du contrat. Le bonus-malus mesure l’historique des sinistres responsables. La surprime, elle, reflète le profil novice. Un jeune conducteur peut donc ne pas être malussé et payer tout de même plus cher qu’un conducteur expérimenté.

Comment améliorer son profil quand on débute ?

Le plus efficace reste de construire un historique propre. Cela passe par une voiture raisonnable, un usage déclaré correctement, une conduite prudente et un contrat adapté à la valeur réelle du véhicule.

Certains jeunes conducteurs sont tentés de se déclarer conducteur secondaire alors qu’ils utilisent la voiture tous les jours. Cette solution paraît économique au départ, mais elle peut devenir risquée en cas de sinistre. L’assureur doit connaître le conducteur habituel réel. Une fausse déclaration peut coûter beaucoup plus cher que la surprime économisée.

Comment connaître son bonus-malus actuel ?

Le coefficient apparaît souvent sur l’avis d’échéance ou l’appel de cotisation envoyé par l’assureur. Ce document indique le montant à payer, mais aussi les éléments utilisés pour calculer la prime.

Le document le plus complet reste le relevé d’informations. Il indique notamment le coefficient bonus-malus, les sinistres enregistrés, la part de responsabilité retenue, les conducteurs déclarés et les informations principales sur le véhicule assuré.

Ce relevé devient indispensable lorsqu’on change d’assureur. Le nouvel assureur s’en sert pour connaître l’historique du conducteur et proposer un tarif cohérent avec le risque réel.

Dans la pratique, votre coefficient n’est pas toujours affiché au même endroit selon l’assureur. Il peut apparaître sur l’avis d’échéance, dans le relevé d’informations ou dans certains documents disponibles depuis votre espace client. Sur compteassurance.fr, nous expliquons par exemple comment retrouver ces documents depuis un compte Labalette en ligne, où l’assuré peut consulter son relevé d’information, son avis d’échéance et les éléments liés à son contrat auto.

À vérifier avant de comparer : le coefficient affiché, la date du relevé, les sinistres mentionnés, la part de responsabilité, le nom du conducteur concerné et l’usage déclaré du véhicule.

Garde-t-on son bonus-malus en changeant d’assurance auto ?

Changer d’assureur ne remet pas le compteur à zéro. Le coefficient est rattaché au contrat et à l’historique du ou des conducteurs habituels déclarés. Il peut être transféré lors d’un changement de véhicule ou d’assureur, à condition que les conducteurs habituels restent les mêmes, sauf cas particuliers prévus par le contrat.

Un conducteur malussé ne peut donc pas faire disparaître son historique simplement en souscrivant ailleurs. Le nouvel assureur demandera le relevé d’informations. Si des sinistres sont oubliés ou déclarés de façon inexacte, le devis peut être corrigé, voire remis en cause.

Changer d’assurance peut tout de même être intéressant. Deux assureurs peuvent proposer des tarifs très différents avec le même coefficient. La comparaison reste donc utile, surtout si la cotisation augmente fortement ou si les garanties ne correspondent plus au besoin réel.

En revanche, avant de résilier, il faut vérifier le bon cadre juridique. Pour comprendre les conditions de résiliation après un an de contrat, notamment en assurance auto, notre guide sur la résiliation d’un contrat d’assurance avec la loi Hamon détaille les contrats concernés, la procédure et les précautions à prendre avant de changer d’assureur.

Comment améliorer concrètement son bonus-malus ?

Le seul levier direct sur le coefficient reste l’absence de sinistre responsable. Mais dans la vie quotidienne, plusieurs choix peuvent limiter le risque d’accident et réduire le coût global de l’assurance.

Conduire avec plus d’anticipation

Les sinistres responsables ne viennent pas toujours d’un gros accident. Beaucoup arrivent dans des moments très ordinaires : manœuvre sur un parking, marche arrière rapide, distance de sécurité trop courte, priorité mal évaluée, changement de voie sans contrôle suffisant.

Une conduite plus calme et plus prévisible réduit ce risque. Ce n’est pas seulement une question de prudence générale. C’est aussi une manière très concrète de protéger son coefficient.

Réfléchir avant de déclarer un petit dommage isolé

Lorsqu’un petit dommage ne concerne que votre véhicule et qu’aucun tiers n’est impliqué, il peut être utile de comparer le coût réel de la réparation avec les conséquences possibles sur le contrat. Une déclaration peut entraîner une franchise, puis une hausse du coefficient si votre responsabilité est engagée.

Cette réflexion doit rester prudente. Il ne s’agit pas de cacher un accident impliquant un tiers, ni d’ignorer une obligation de déclaration. L’idée est simplement de ne pas déclarer automatiquement un petit dommage isolé sans mesurer l’impact global.

Choisir un véhicule moins coûteux à assurer

Le coefficient bonus-malus ne compense pas tous les risques liés au véhicule. Une voiture puissante, récente, chère à réparer ou fréquemment volée peut entraîner une prime élevée, même avec un bon bonus.

Si l’objectif est de réduire durablement le coût de l’assurance, le choix du véhicule compte donc beaucoup. Une voiture plus simple, moins puissante et mieux adaptée à l’usage quotidien peut faciliter l’accès à un tarif plus raisonnable.

Adapter les garanties au véhicule

Un contrat tous risques peut être pertinent pour une voiture récente, financée à crédit ou de forte valeur. Pour un véhicule ancien, une formule au tiers renforcé ou intermédiaire peut parfois suffire. Tout dépend de la valeur du véhicule, du budget disponible et du niveau de risque que l’assuré accepte de prendre.

Un contrat bien ajusté ne modifie pas directement le bonus-malus, mais il peut éviter de payer trop cher pour des garanties devenues peu utiles.

Comparer les offres avec un dossier complet

Comparer les assurances reste une bonne habitude, surtout après une hausse de cotisation. Pour obtenir des devis fiables, mieux vaut toutefois partir avec un relevé d’informations récent et des déclarations exactes.

Un tarif obtenu avec un historique incomplet peut sembler attractif, mais il risque d’être corrigé au moment de la souscription. Une comparaison sérieuse repose toujours sur les mêmes informations : conducteur principal, conducteurs secondaires, sinistres, usage du véhicule et coefficient réel.

De plus en plus d’assureurs centralisent les démarches auto dans l’espace client : consultation des contrats, téléchargement d’attestations, déclaration de sinistre, envoi de photos ou suivi d’un dossier. C’est notamment ce que l’on retrouve dans notre guide sur l’espace client Pacifica Assurance, qui explique comment accéder aux contrats auto, habitation et responsabilité civile depuis l’espace bancaire Crédit Agricole ou LCL.

Les erreurs fréquentes avec le bonus-malus

Le bonus-malus paraît simple, mais certaines confusions reviennent souvent. Elles peuvent conduire à de mauvaises décisions, surtout au moment de déclarer un sinistre ou de changer d’assureur.

Les erreurs fréquentes avec le bonus-malus

Confondre bonus-malus et prix final

Un bon coefficient aide à réduire la prime de référence. Il ne garantit pas à lui seul le prix le plus bas. Le tarif dépend aussi du véhicule, des garanties, du lieu de résidence, de l’usage et de la grille commerciale de l’assureur.

Penser qu’un bris de glace crée toujours un malus

Un bris de glace seul ne majore pas le coefficient. En revanche, une franchise peut rester à payer. C’est souvent cette franchise qui donne l’impression que le sinistre a eu un effet négatif sur le contrat.

Croire qu’un nouvel assureur ne verra pas l’historique

Le relevé d’informations permet au nouvel assureur de connaître les sinistres et le coefficient du conducteur. Changer d’assurance peut permettre de payer moins cher, mais cela ne gomme pas l’historique.

Ne pas vérifier son relevé d’informations

Une erreur sur la responsabilité, une date ou un sinistre peut fausser un devis. Avant de souscrire ailleurs, il vaut mieux contrôler le relevé et demander une correction si une information paraît incorrecte.

Bonus-malus assurance auto et malus écologique : attention à la confusion

Le mot “malus” peut désigner deux mécanismes très différents. Le bonus-malus d’assurance auto dépend des sinistres responsables et du coefficient appliqué au contrat. Le malus écologique, lui, concerne certains véhicules lors de leur immatriculation, selon des critères comme les émissions de CO2 ou la masse du véhicule.

Les deux sujets n’ont pas le même objectif. Le bonus-malus assurance auto évalue l’historique de conduite. Le malus écologique vise certains véhicules au moment de l’achat ou de l’immatriculation. Dans un devis d’assurance, si l’on parle de coefficient, de sinistre responsable ou de relevé d’informations, il s’agit du bonus-malus assurance.

Que faire si votre bonus-malus semble incorrect ?

Une erreur peut arriver, surtout après un sinistre récent ou un changement d’assureur. Le premier réflexe consiste à demander le détail du calcul : coefficient retenu, sinistre concerné, date prise en compte et part de responsabilité.

Si une incohérence apparaît, il faut demander une rectification par écrit. Les justificatifs utiles peuvent être un constat, un courrier de l’assureur, une décision sur la responsabilité, un échange avec l’assureur adverse ou un relevé d’informations corrigé.

Lorsque la contestation porte sur une hausse de cotisation, il faut aussi vérifier son origine. Une augmentation peut venir du coefficient, mais aussi de la prime de référence, des garanties, des taxes ou d’un changement de situation. Plus la demande est précise, plus l’assureur peut répondre clairement.

Si vous pensez qu’un sinistre a été mal qualifié ou que votre coefficient ne correspond pas à votre historique, commencez par demander le détail du calcul à votre assureur. Pour un dossier auto, il peut être utile de passer par l’espace client, la messagerie sécurisée ou le service sinistre selon l’organisme. Notre article sur le contact Banque Populaire et BPCE Assurances montre bien pourquoi il faut distinguer une demande de contrat, une déclaration de sinistre, l’envoi de justificatifs et une réclamation.

Questions fréquentes

Quel est le bonus-malus de départ ?

Le coefficient de départ est généralement de 1. Il s’agit d’une base neutre, sans bonus ni malus.

Quel est le bonus maximal ?

Le bonus maximal correspond à un coefficient de 0,50. On parle souvent de bonus 50. Le coefficient ne peut pas descendre plus bas.

Quel est le malus maximal ?

Le coefficient ne peut pas dépasser 3,50. Ce plafond concerne le coefficient réglementaire, mais un assureur peut tout de même appliquer un tarif élevé ou refuser certains profils très risqués.

Un accident non responsable augmente-t-il le malus ?

Non. Si la responsabilité de l’assuré n’est pas engagée, le coefficient ne doit pas être majoré. Il reste toutefois utile de vérifier la qualification retenue par l’assureur.

Le bonus-malus suit-il la voiture ou le conducteur ?

Le coefficient est rattaché au contrat et à l’historique du ou des conducteurs habituels déclarés. Il peut être transféré lors d’un changement de véhicule ou d’assureur si les conducteurs habituels restent les mêmes.

Combien de temps faut-il pour récupérer après un malus ?

Après deux années consécutives sans sinistre responsable, le coefficient applicable ne peut pas rester supérieur à 1. Ensuite, il faut continuer sans accident responsable pour reconstruire progressivement un bonus.

Un jeune conducteur a-t-il forcément du malus ?

Non. Un jeune conducteur peut commencer avec un coefficient de 1. En revanche, il peut payer une surprime liée à son manque d’expérience. Cette surprime est différente du malus.

Où trouver son coefficient bonus-malus ?

Le coefficient apparaît sur l’avis d’échéance, l’appel de cotisation ou le relevé d’informations. Ce dernier document est le plus utile lorsqu’on souhaite changer d’assureur.

Sources officielles consultées

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